Réactions extérieures
Par Marie Becker,
dimanche 29 mai 2005 à 23:32 :: Union Européenne
:: #28
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Thèmes : international, politique, TCE
Quelques commentaires sur ce que pensent les autres Etats de l'Union...
Finalement, France-Info parle aussi d'autres pays... C'est cool (mais tardif).
France 2 s'y est mise aussi, un peu plus tardivement.
Je mets en ligne ce billet, mais consultez-le régulièrement au cours de la soirée parce que je vais le complèter au fur et à mesure de ce que j'entendrai...
Position officielle de l'Europe
Baroso (président de la Commission européenne) et Jünker (président actuel de l'Union) souhaitent que le processus de ratification se poursuive dans les Etats européens où il n'a pas encore eu lieu. Fin 2006 aura lieu une réunion du conseil des chefs d'Etat et de gouvernement européens pour réfléchir, en fonction des différents résultats dans les Etats, à ce qu'il convient de faire pour poursuivre la construction européenne.
La Pologne
Là-bas, tout le monde est effondré et personne ne comprend que la France refuse l'Europe. A leurs yeux, nous avons dit non à l'Union, nous ne croyons plus à l'Europe et c'est une catastrophe. Il paraît que beaucoup pleurent. Actuellement, les sondages donnent le oui gagnant à 56% en Pologne.
Les Pays-Bas
Bien que là-bas, il y ait une très forte majorité de contre, les Pays-Bas sont consternés (peut-être parce que les hommes politiques, eux, soutiennent plutôt le oui). Ils ne comprennent pas non plus que la France, pourtant à l'origine de l'Europe, refuse ce progrès. Le doute grandit dans la population. Quant aux souverainistes, ils tirent leur épingle du jeu et vont pouvoir relancer leur campagne avec plus de force.
L'Allemagne
Elle ne remet pas en cause l'amitié franco-allemande, mais est très peinée de ce résultat. Même incompréhension que dans les pays précédents. Il y a un énorme décalage entre la France et l'Allemagne (traité ratifié par les deux chambres presque à l'unanimité et population à 60% favorable au TCE).
La Belgique
C'est terrible, mais le refus français ne signifie pas la fin de l'Europe : on doit continuer à se battre dans les autres pays pour que le traité soit ratifié.
L'Espagne
Il s'agit d'un pays qui a beaucoup mouillé sa chemise pour soutenir la France dans les négociations du TCE. D'où une très grande déception. Mais le processus de ratification doit se poursuivre. Cette crise sera peut-être salutaire à l'Europe, puisqu'il ne s'agit pas d'un non à l'Europe mais d'un problème de politique intérieure.
L'Angleterre
L'Angleterre pense que le non français constitue la fin de la Constitution.
Tony Blair est mal à l'aise car il va devoir faire campagne pour le oui alors que la France a donné l'exemple du non. En outre, il a peur que Chirac lui reproche le non français, car il est à l'origine de beaucoup de ce que les Français dénoncent dans le TCE (libéralisme...). Enfin, c'est l'Angleterre qui va bientôt prendre la présidence de l'Union, et elle aura donc à gérer une situation de crise difficile.
En revanche, la population anglaise est heureuse que la France ait ouvert la marche du non, puisque beaucoup sont contre le TCE (jugé trop social).
L'Italie
Les hommes politiques sont très déçus du non français. Mais ils pensent qu'il faut écouter le message des Français (tout en continuant à faire avancer le processus européen). C'est un signal d'alarme à ne pas minimiser : les Français ont refusé la technocratie européenne, et ne se sont pas reconnus dans une Europe reniant son histoire chrétienne.
En Italie, la Constitution a été ratifiée par voie parlementaire et les sondages dans la population montraient une majorité de oui. Mais le non français fait réfléchir l'Italie qui se dit qu'elle a peut-être ratifié le traité trop rapidement et sans réfléchir.
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