Et d'ailleurs, pour ceux qui n'ont pas encore lu le livre, je conseille de ne pas lire la suite de ce billet. D'une part parce que je ne sais pas bien jusqu'où vont m'entraîner mes élucubrations, et d'autre part parce que je ne sais pas ce que diront mes (nombreux ?) commentateurs. Mais bon, il est quand même probable qu'on parlera de choses "secrètes". Et j'aimerais bien ne pas gâcher le plaisir de ceux qui n'ont pas encore lu le dernier Harry Potter qu'on attendait tous avec tant d'impatience !...
Donc, cher ami lecteur, si tu n'as pas encore refermé le tome 7 et savouré toute sa beauté, je te conseille de passer ton chemin et de ne revenir qu'après... Tu seras toujours le bienvenu, même dans 5 ou 10 ans si ce blog existe encore ! ;)
Ben oui, sérieusement, qu'est-ce que vous pensiez ? Que je pourrais me retenir ? ? ?

Bref, petit journal de lecture - que j'aurais pu entamer plus tôt, mais bon, nul n'est parfait, et je suis un peu autiste ces derniers temps (la faute à qui ? ou plutôt à quoi ?).
Je commence donc en ce jour sacré du 25 juillet 2007, alors que j'en suis à un peu plus de la moitié du livre... Oui, je sais, j'aurais pu faire plus vite, mais je n'avais pas envie de ne faire que ça et puis, c'est le dernier... Alors je ne voulais pas le finir trop vite. Je me force à ne pas lire pendant de longs moments d'au moins plusieurs heures, histoire d'en garder un peu plus longtemps le plaisir. Je me laisse désirer le livre, et quand je plonge dedans, c'est un vrai délice. Mais il n'y en a plus pour longtemps, alors je suis déjà un peu triste et nostalgique des personnages... Bref, je le lis comme je dégusterais un très bon gâteau, en vraie gourmette, je m'allèche et je savoure...

Bon, passons, c'est assez inintéressant comme introduction... Je me jette donc dans les commentaires en vrac (comme d'hab). Juste pour partager avec quelqu'un ce que je voudrais dire (mais je ne sais pas avec qui partager ça en vrai vu que personne n'a commencé à le lire dans mon entourage).
En vrac et comme ça vient, histoire de ne rien oublier et de lancer des sujets de discussion et de réflexion pour la suite.

D'abord, j'ai été scotchée par le tout début du livre... Ca commence par deux citations qui parlent de la mort, dont une qui explique que, malgré la mort, l'amitié survivra toujours. Bon, c'est pas pour dire, mais même si elles sont belles, ces citations, ça fout les boules. Parce que ça tendrait à confirmer la rumeur selon laquelle un des trois héros va mourir dans ce tome 7. Et moi, je n'arrive pas à y croire. C'est possible. Mais je trouverais ça tellement affreux...
Enfin, qui vivra verra... Mais j'en suis malade d'avance...
Et voilà mon cerveau qui se remet à fonctionner à toute vitesse : lequel des trois ?

Un peu plus loin (dans le premier chapitre, quand même), on apprend que Voldemort a une source extérieure, visiblement interne à l'ordre du Phénix. Et c'est là que je commence à pêter un plomb...
Et si (non mais, sérieux, faudrait empêcher certains cerveaux de tourner) la source en question était soit Ron soit Hermione. Franchement, c'est un truc auquel on n'a jamais pensé : que l'un des deux meilleurs amis de Harry soit un traître. Vous y croyez, vous ?
Bref, ça me paraît tellement improbable qu'une autre idée germe dans mon esprit : et s'il y avait un autre agent double dans l'ordre du Phénix. Quelqu'un qui saurait (comme nous qui avons élucubré mais au sujet de quoi je n'ai encore aucune preuve jusqu'à maintenant) que Rogue n'est en fait pas un traître, qui aurait été mis dans la confidence par Dumbledore, et qui jouerait pour le moment le jeu de Voldemort pour encore mieux parfaire la couverture de Rogue... Pourquoi pas McGonogall ?
Bon, je n'en sais encore rien, soyons honnêtes...

En tout cas, je dois dire que, pour le moment, je ne suis pas du tout déçue par le bouquin. Pas de longueurs, pas d'incohérences... Que du bonheur ! J'adore ce rythme de narration. Le temps a déjà beaucoup filé dans l'histoire, mais je m'en suis à peine rendue compte. C'est chouette. On retrouve tous les personnages comme on les a laissés. Avec leurs disputes continuelles, leurs faiblesses et leurs forces. L'ambiance est vraiment prenante. C'est la guerre, on imagine bien la résistance s'organiser comme ça a dû être le cas durant la seconde guerre mondiale. Coupés du monde et toujours en quête et en lutte. C'est à la fois très noir et quand même pas trop trop oppressant (je trouve).
Beaucoup de suspense. Plein de choses inattendues...

Et quand même quelques trucs auxquels se raccrocher...
On avait vu juste au sujet de RAB. Mais j'avais mal relu le 5 et pas fait le lien avec le collier qu'ils cherchent à ouvrir et qu'ils balancent aux ordures...
Kreacher se révèle être quelqu'un d'important. Et de touchant, c'est pas peu dire
Dobby apparaît quand on s'y attend le moins. Est-ce lui qui fait de la magie alors qu'il n'avait pas pu jusque là ? Il en avait déjà fait, mais là c'est différent (et plaisant).
Nul n'est tout noir ni tout blanc, c'est assez agréable.

Par contre, pour la direction de Poudlard, je n'avais pas vu les choses comme ça.
Je n'imaginais pas non plus que les enfants (ben si, c'est des enfants, quand même...) prendraient le maquis, je les voyais bien passer une année de plus à Poudlard, en fait.
Ni la main mise des Mangemorts sur le ministère et l'état d'urgence qui en découle.
Et jamais je n'aurais imaginé qu'on remette en cause Harry et son rôle dans la mort de Dumbledore. C'est bien trouvé aussi.
Et alors, le truc que je trouve le plus génial (oui, bon, chacun ses délires), c'est la tabouisation du nom de Voldemort, qui permet de suivre à la trace tous ceux qui l'emploient. C'est vraiment excellent comme idée ! Forcer les gens à murmurer le nom de He-who-must-not-be-named, c'est extraordinaire ! Comment casser l'ordre du Phénix et les habitudes qu'il a prises... Comment casser en quelque sorte l'héritage de Dumbledore et son esprit...
D'ailleurs, à propos d'héritage de Dumbledore, je me pose encore des questions... Comment vont-ils finir par trouver la solution à toutes ces énigmes laissées par leur sage directeur ? Je suis sûre qu'il s'agit en fait de quelque chose de lumineux et d'évident. Mais quoi ??? Argh, je suis morte d'impatience...
Il y aussi un autre truc... A propos des "Deatly hallows". Pour le moment, Harry en est au stade des hypothèses, mais il est quasi sûr de lui : il serait un descendant du plus jeune des frères Peverell, d'où la cape d'invisibilité comme héritage familial. Mais si on suit son raisonnement, Voldemort descendrait du deuxième frère, d'où la pierre (de résurrection) de sa bague familiale... Conclusion (à laquelle il n'est pas encore directement parvenu) : Voldemort et lui sont de lointains cousins... Vous imaginez le choc ? ! ? En fait, ça n'a rien de réellement étonnant, mais bon, ça calme pas mal de savoir ça... Reste à savoir si son intuition va se confirmer ou s'il se plante carrément...
En tout cas, je me demande qui, à la fin, va nous donner la clef de toutes les énigmes, puisque Dumbledore n'est plus là... Qui expliquera le coup de l'épée de Griffondor, le coup du patronus biche qui les y mène, le coup des "deathly hallows", et bref, toutes ces sortes de questions qu'on se pose toujours quand on lit Harry Potter, et pour lesquelles Dumbledore avait toujours une réponse auparavant...

Bon, voilà, je crois que c'est tout pour le moment. La suite au prochain épisode, comme qui dirait...
Et j'espère que vous allez tous bientôt lire le bouquin, histoire qu'on en discute un peu tous ensemble et qu'on élabore des théories sur tout ça même après la fin du livre...

Notes de lecture du 26 juillet...
J'avance, j'avance... Et je crois que je vais terminer ce soir la lecture de cette petite merveille... Ce qui me rend vaguement triste. Parce que quitter Harry Potter après toutes ces années d'intimité (et je dirais presque d'amitié), ben, ça va me faire comme un vide poitrinaire. Enfin bon, je survivrai. Mais bref voilà, je me sentirai un peu seule, probablement à cause de tout ce que représente symboliquement la lutte contre le Dark Lord...
Enfin bon, c'est sans importance et ça ne concerne que moi (et mon psychisme un peu déséquilibré).

Quelques nouvelles notes en vrac, donc.
D'abord hier, j'avais oublié de dire que j'ai beaucoup aimé le personnage de Dudley Dursley dans ce bouquin. Il est... inattendu, et presque doux. J'aime bien. Toujours cette idée de ni tout blanc ni tout noir. Et aussi, sous-jacente, l'idée que quelqu'un qui fait du bien amène les autres à plus de bien. C'est quelque chose qui ne se vérifie pas toujours mais en quoi j'aime croire, parce que sinon, autant faire de notre vie une sorte de jungle. Non, chaque petit acte possède son importance...
Et ça rejoint un peu ce qui dit Neville (il est génial dans ce tome !) que quelqu'un qui intervient, ça redonne toujours un peu d'espoir et de courage à tout le monde. Je trouve ça excellent de l'imaginer se lever en classe et intervenir pour redonner un peu d'espérance à tous ses pairs durant cette guerre terriblement noire. Vraiment, c'est quelqu'un, ce Neville. Et il aurait pu être le "Chosen-one". Mais bon, ça n'est pas le cas.
En tout cas, je sais que je l'ai déjà dit, mais j'aime beaucoup le rythme de narration dans ce tome. Les retournements, les situations qui se dénouent tout progressivement, à coup de toutes petites choses mises bout à bout. Chacun a son rôle à jouer, et chacun le joue à sa façon. L'un va essayer de voler l'épée, l'autre va graffiter un truc anti-Rogue, le troisième va voler une baguette magique, un autre va animer une émission de radio et le dernier va continuer à faire confiance en la lutte... Bref, chacun son rôle, chacun son courage et son espérance, chacun sa présence, et les destins se recroisent et se rerencontrent, se soutenant les uns les autres, apportant réconfort et chaleur à ceux qui désespèrent.
Vraiment j'aime la façon dont on retrouve tous les personnages en temps voulu. Chacun est courageux et agit à sa mesure en fonction de ses dons propres et de ses expériences de vie.

Contente d'avoir retrouvé Hogwarts (Poudlard) quoi qu'il en soit. Ce lieu me manquait. Et l'Armée de Dumbledore ne m'a pas déçue. Contente, d'ailleurs, de retrouver tous les profs, engagés comme jamais dans la lutte contre le Mal.
J'espère juste que la lutte ne va pas être aussi longue que dans le tome 5, et qu'ils vont vite réussir à se débarrasser de Voldemort et de tous ses vils serviteurs. Ca n'est pas gagné... Fred vient de mourir, et je me demande toujours si Hermione, Ron ou Harry vont y passer aussi.
En tout cas, Harry est vraiment devenu un homme, je trouve. Quand il a enterré Dobby, quelque chose s'est posé en lui. Et en acceptant que quelqu'un comme Dumbledore puisse être imparfait et plein de secrets (aussi), il a aussi fait le choix de la confiance et sa détermination a grandi. Je le trouve désormais admirable. Bien plus mûr et bien plus préparé, en quelque sorte...
Aberforth est aussi un personnage que je trouve extrêmement touchant et vrai. Triste de la mort de son frère, en colère contre ce même frère, résigné et un peu désabusé face à la victoire du Mal, mais en même temps très courageux et très humain. Et je pense qu'Harry le fait beaucoup avancer. D'abord en lui montrant que Dumbledore l'aimait plus que tout et a toujours été habité par le drame familial. Ensuite en lui expliquant qu'il s'en fiche des risques qu'il prend, parce qu'il faut savoir s'oublier pour la victoire du Bien sur le Mal. Cette discussion entre eux deux est vraiment cruciale et forte, je trouve. C'est là qu'Harry finit de comprendre et de sentir ce que Dumbledore ne lui a pas dit. Et c'est là qu'il montre aussi sa plus grande loyauté et sa plus grande confiance envers celui qui a un peu joué pour lui le rôle de père (même si le choix des horcruxes plutôt que celui des hallows était déjà une marque de confiance énorme et un choix réellement difficile - le premier choix de ne pas agir, comme il est dit dans le livre, ce qui doit être très difficile, surtout pour un tempérament comme celui de Harry).
Sous les accusations lancées contre Dumbledore, on découvre aussi à quel point cet homme possédait une réelle grandeur d'âme. Après la mort d'Ariana, on aurait pu penser qu'il prendrait les armes contre les Moldus. Et en fait, non. Il les a toujours défendus et protégés...

Bref, j'aime beaucoup ce bouquin qui nous livre une image moins manichéenne que les tomes précédents. Les personnages sont plus travaillés et plus subtiles, je trouve... Dudley, comme je disais, mais aussi Percy, Fleur (dans la suite logique de son revirement à la fin du tome 6), Kreacher, Lupin (quelle confiance de l'Ordre envers Harry ! respect...), Dumbledore, Neville...

Tiens, j'en profite pour vous poser une question qui me taraude (mais pour laquelle j'aurai peut-être une réponse d'ici la fin du bouquin). Quand Rogue s'enfuit de Poudlard (ouh làlà, celui-là, finalement, je ne suis pas sûre de bien le sentir comme un agent double, au final... Enfin, il reste une centaine de pages pour qu'il dévoile son jeu et qu'on sache qui est sa source à l'intérieur de l'ordre, mais bon, c'est assez mal barré pour le moment), bref, quand Rogue s'enfuit, disais-je, il s'envole par dessus les murs de l'école. Et Harry regarde disparaître cette ombre qui ressemble à une chauve-souris. Si vous avez lu les différents billets de ce blog concernant Harry Potter (, et ), vous savez qu'il a été question d'un site qui nous présentait Rogue comme un vampire qui peut se changer en chauve-souris. Du coup, voilà ma question : s'est-il réellement métamorphosé en chauve-souris pour quitter Poudlard, ou bien est-ce juste à cause de l'ombre et de sa cape qu'il ressemble de loin, volant, vaguement à une chauve-souris ? Tous vos avis et vos commentaires sont les bienvenus sur le sujet...
Et, accessoirement, si quelqu'un pouvait m'expliquer pourquoi il s'enfuit au lieu d'essayer de résister, ça m'arrangerait... Je ne l'imagine pas fuir comme ça, ça ne correspond pas à son personnage et à ses pouvoirs. Au pire, il pourrait se réfugier dans son bureau. Il sait très bien que Voldemort est en route et ne va pas tarder à arriver... Est-ce que cela pourrait être au final pour être sûr de ne pas blesser Harry et pour lui laisser le temps d'accomplir sa dernière mission ? Il sait qu'Harry sera entre de bonnes mains si lui n'est plus là. Donc pas mal comme feinte. D'un côté la couverture du "j'ai été chassé et je rejoins mon Maître", et de l'autre la possibilité de donner à Harry du temps pour mener à bien ce qu'il est venu faire...
Bref, ça, ça fait partie des questions qui devraient trouver des réponses d'ici la fin du livre...
D'ailleurs, toujours dans cette veine d'idées... A quoi ressemble le patronus de Rogue ? Si on s'en tient à notre hypothèse que Rogue a tué Dumbledore pour assurer ses arrières en tant que pote de Voldemort, ne serait-il pas possible d'imaginer que Dumbledore lui ait fait part d'une partie de ses plans ? Pas des horcruxes, mais par exemple de l'échange des épées... Auquel cas, Rogue pourrait être celui qui a mené Harry, Hermione et Ron à cette épée... Le protecteur inattendu et improbable... En tout cas, ça me plairait bien, comme idée...

Bon, je m'arrête pour aujourd'hui... (en tout cas pour le moment). Juste avant de refermer ces notes de lecture, un petit mot pour dire que c'est trop bien trouvé de la part de Ron et Hermione d'avoir fait un saut dans la Chambre des Secrets. Je ne m'y attendais pas du tout et c'est génial comme truc !
Bref, beaucoup de trouvailles dans ce livre, je trouve, qui raccrochent cette ultime aventure à toutes les précédentes. Chouette, en somme. :)

Pensée de dernière minute, bien plus tard, avant de reprendre le livre que je n'ai pas encore retouché...
Au cours de leurs pérégrinations, Harry et Voldemort ont été amenés à changer de baguettes magiques. A priori, cela doit rendre l'issue plus facile, puisqu'il n'y aura plus de souci d'utilisation des deux baguettes soeurs avec des trucs bizarres qui se passeraient.
Sauf que... Voldemort a maintenant la baguette de Dumbledore, tandis que Harry possède celle de Drago Malfoy. Or, si mes souvenirs sont justes (mais je me trompe peut-être), Rogue a utilisé la baguette de Malfoy pour tuer Dumbledore, non ? Donc si Harry agite sa baguette contre celle qui a auparavant appartenu à celui contre qui le sort a été jeté (pfff, phrase complexe)... Bref, ça devrait merder et faire des trucs bizarres ?
Bon, toujours est-il que ça n'est qu'une hypothèse parmi d'autres, à laquelle j'aurai forcément une réponse d'ici la fin du livre. Du coup, pour ceux qui auront déjà lu le livre, mes hypothèses auront l'air inintéressantes. Mais bon, c'est juste pour témoigner de mon intelligence si jamais j'ai vu juste...

Commentaires du 27 juillet, maintenant que je viens de finir le livre...
Et tout d'bord, je tiens à dire que ce dernier tome est une petite merveille et que, vraiment, je n'en attendais pas autant... Je flippais vraiment d'être déçue après toutes les hypothèses qu'on avait forgées et tout ce qu'on avait imaginé. Et bien, non... Je ne suis pas déçue du tout du tout, bien au contraire ! Je trouve que ce livre est plein de trouvailles et que son rythme est parfait (déjà dit, non ?). Avec juste ce qu'il faut comme morts. Rien d'inutile, rien de trop, rien de pas assez...
Alors, un peu plus précisément, maintenant...

D'abord, je suis vraiment contente, parce que, jusqu'à la presque toute fin, on se dit que Rogue est finalement bien un méchant, et que tout va capoter... Eh bien non, nous avions raison (à quelques détails près), héhé, je suis très fière de nous. Et très fière d'avoir senti qu'il y aurait un truc avec les baguettes, même si ce n'est pas exactement ce à quoi je m'attendais.
En revanche, j'avoue humblement que sur les horcruxes, je n'avais pas cru la théorie de Dunja, et qu'elle avait totalement raison. Donc Dunja, je m'incline 20 000 fois devant toi et te décore de l'ordre du Harry Potter enchanté (bon, je soupçonne que l'idée t'a été piquée par l'auteur qui a dû faire quelques tours sur ce blog, niark !). Non, vraiment, je suis sciée par cette fin, et encore plus sciée que tu l'aies devinée. Bravo !
J'en suis encore toute pantelante d'admiration...

Je voulais dire aussi, par rapport à ce rythme et à la cohérence interne du bouquin, que quand on apprend que Harry doit mourir pour sauver le monde, c'est quelque chose qui semble inévitable. Je ne me suis même pas révoltée, même pas dit qu'il y aurait peut-être un retournement de situation, même pas mise en colère contre Dumbledore et ses cachotteries, j'ai juste pensé que c'était nécessaire et que c'était très bien ainsi. Je pleurais, mais en même temps je me disais que c'est aussi ça la vie, et que Dumbledore avait choisi la voie la plus sage et la plus évidente. Ne révéler la vérité à Harry qu'au dernier moment, quand il n'aurait plus le temps d'avoir peur ou de reculer, quand il serait obligé d'accepter ce sacrifice... Bref, un des trois allait mourir, c'était Harry, et ce serait le plus satisfaisant des choix...
C'est bizarre cette résignation que j'ai ressentie. J'avais mal, je trouvais ça injuste, mais en même temps voilà, il le fallait. Et je savais qu'Harry n'hésiterait pas, parce qu'il avait eu tout le reste du livre pour grandir et mûrir, pour avoir fait ce choix de la lutte contre les horcruxes plutôt que de la recherche avide du pouvoir des hallows...
Bref, finalement, j'ai même eu du mal à comprendre que ça ne se terminait pas là... Et c'est là que, vraiment, on voit que rien n'a été laissé au hasard. La vie d'Harry protégée par cette magie ancestrale de sa mère qui s'est sacrifiée pour lui, protégée par ce sang que Voldemort a utilisé pour revenir à la vie dans le tome 4... Je trouve ça très très bon...

Bref, bref, je ne vais sans doute pas plus développer là, vu que ce billet est déjà immense et que j'ai hâte de le mettre en ligne. Je tenais juste à terminer par Rogue. C'est que, mine de rien, même si on découvre finalement qu'il a été du côté des bons et qu'il s'est mis en très très grand grand danger pour protéger Harry, il n'a jamais son heure de gloire dans le livre. Il meurt au fond d'une baraque, tout seul (ou presque), et puis voilà... C'est tout.
N'empêche que ce qu'il a fait est très courageux, quelles qu'aient pu être ses motivations. Il a été fort jusqu'au bout, et n'a failli dans aucune des tâches qui lui incombaient. Et je suis très heureuse que, dans le dernier chapitre, 19 ans après, Harry lui rende un très grand hommage à travers son petit Albus Severus... Déjà, associer ces deux prénoms sur un seul enfant, je trouve ça extraordinaire, et d'une symbolique vraiment forte. Et ces quelques mots que prononce Harry : "C'était probablement l'homme le plus courageux que j'aie jamais connu"... Voilà, tout est dit. Toute l'enfance avec ses petites rivalités à deux balles est terminée. Harry a compris que l'essentiel est ailleurs. Et nous aussi. Et voilà.

La page est tournée, le livre est terminé, je suis vidée. Triste de quitter ces personnages, mais apaisée de cette fin si complète.
J'ai beaucoup écrit, tout n'a pas la même valeur. Mais bon, j'avais envie de partager. C'est probablement le dernier billet de ce blog consacré à Harry Potter. Alors si vous avez envie d'en parler, n'hésitez pas, je suis là, hyper motivée pour partager les émotions.
Ecrivez tout ce qui vous pose question, tout ce qui vous a plu, tout ce qui vous a déçus, tout ce qui vous passe par la tête au sujet de ce tome 7 ou des autres. Ca prolongera le plaisir de la lecture. :)

NB. Ah, pis j'en profite pour vous donner deux liens qui m'ont bien fait délirer tout au long de ma lecture, sans me gâcher le plaisir et le suspense parce que j'ai confiance en Boulet : spoiler et Dies irae. Je trouve ça excellent ! :) Et c'est l'occasion de faire un peu de pub pour ce blog que j'aime très très beaucoup...