Par exemple, ce soir, avant de voir la boîte à musique sur France 2 (super super émission, merci Mylène pour le tuyau !), j'ai vu sur Planète un reportage BBC-Discovery Channel sur les prédateurs. Un documentaire animalier, quoi. Mais vraiment trop trop bien, et où j'ai découvert un tas de trucs que je vais m'empresser de vous présenter (je fais le tri, bien entendu, mais je suis sûre que vous pouvez trouver une rediff de l'émission si vous cherchez bien)...
Alors, du coup, je vous livre en vrac un certain nombre de données scientifiques qui me trouent. Sans logique ou sans lien les unes avec les autres, mais que des trucs hallucinants pour cette rubrique dans laquelle je n'avais pas écrit depuis longtemps (plus par manque de temps que pour une quelconque autre raison).

Le guépard, par exemple, dont vous avez certainement tous déjà entendu parler. Vous savez, l'animal terrestre avec des pattes qui courent ultra vite... Je ne sais pas si vous imaginez le truc. Il passe en 3 secondes de l'arrêt à une petite vitesse de 50 km/h. Je crois que je vais devoir changer de voiture... Hallucinant, comme accélération, non ?
Mais bon, ensuite, c'est moins cool, parce qu'il court tellement vite que ça ne peut pas durer bien longtemps. En fait, quand il atteint sa vitesse de pointe, ses muscles chauffent et leur température est 60 fois plus élevée qu'en temps normal. Gloups !

Dans la série mystères d'outre-monde, vous avez le requin-marteau, ce truc qui a une forme bizarre, là, vous savez... Ben en fait, dans sa tête toute bizarre, il cache un nombre incroyable de détecteurs électriques. Et ça sert à quoi, hein ? Je vous le donne en mille Émile, à manger...
Parce que bon, ce monsieur est assez visible, somme toute, entre sa forme toute pinée et sa taille immense. Du coup, quand il repère une proie, le problème c'est qu'en général, la proie le repère aussi. Et elle se barre. Et comme elle n'est pas conne, la proie, elle se planque, en général dans le sable. Et elle ne bouge plus. Pas un pet, pas un geste, juste la plus petite respiration possible. Pas un grain de sable ne bouge, et pourtant, sa dernière heure a sonné... (quel suspense, mes amis !).
Car en fait, quand le poisson respire, il rejette de l'air dans lequel il a puisé de l'oxygène pour que son organisme fonctionne. Et ça, ça crée un tout petit potentiel électrique qui s'élève jusqu'à 20 cm au-dessus du poisson. Par contre, ne comptez pas sur moi pour vous expliquer comment ça fait de l'électricité, la respiration. Mais bref...
Voilà-t-y pas que le requin marteau se met à sillonner le fond des mers, 20 cm au-dessus du sol, mettant tous ses détecteurs électriques en alerte. Et arrive ce qui doit arriver : il localise sa proie qui ne sait pas retenir sa respiration assez longtemps, et miam ! Marrant, non ?

Et encore, ce n'est pas grand chose à côté des talents du condilure étoilé (?), une sorte de taupe toute bizarre elle aussi, dans la mesure où c'est une taupe tout ce qu'il y a de plus taupe, avec malgré tout 22 tentacules autour du nez et de la bouche. C'est assez space, comme tronche, cette taupe avec sa touffe de trucs rougeâtres... Je vais essayer de vous en trouver une photo...
Bref, cette mignonne petite bête est aveugle mais elle tripote tout avec ses tentacules, obtenant ainsi (grâce à environ 600 points de contact par toucher) une image mentale en 3D de son environnement. Et du coup, cette taupe est ultra-efficace. Par exemple, rien qu'avec ses tentacules, cette bestiole est capable de repérer un grain de sel dans un tas de sable. Pas mal, comme performance, non ?

Dans la série des dons exceptionnels, on a aussi la seiche, dont les yeux repèrent toute distorsion lumineuse. C'est-à-dire que là où notre oeil voit (ou ne voit pas, d'ailleurs) un vague truc transparent, la seiche, elle, peut contempler une sorte de prisme d'où sortent des rayons lumineux et colorés qui partent dans toutes les directions. C'est très joli, mais surtout, ça fait qu'aucun camouflage ne sert à rien quand on est près d'une seiche. Moi, perso, je m'en tape, mais bon, y'en a qui aiment moins.
Et le pire, c'est qu'elle a une super technique militaire pour approcher ses proies sans se faire repérer. Elle contracte ses tentacules et les fait rebiquer un peu dans tous les sens, puis elle se propulse silencieusement, et on dirait juste que c'est une vieille algue qui dérive. Du coup, quand on constate qu'on s'est gourré, c'est déjà trop tard. Et moi, je trouve ça marrant et, surtout, très ingénieux.

Prodigieux aussi, le fou de bassan, qui peut plonger dans la mer jusqu'à environ 13m de profondeur, alors que nous, à la même vitesse, on ressentirait un impact du même type que quand on fonce dans un mûr de béton (à pleine vitesse). Bref, pas trop terrible pour nous. Ben lui, tranquille, les serres dans le nez (ou presque).
N'empêche que c'est très impressionnant à voir : accélération en piqué, réorientation en fonction du déplacement de la cible, aéro-freinage, repli des ailes pour avoir une forme de missile, remplissage des air-bags (des poches dans le cou qui permettent d'amortir le choc) et hop, c'est fait. Sauf que ça se joue à pas grand chose près. Parce que s'il veut plonger dans l'eau plutôt que de s'exploser le crâne, le fou de bassan doit replier ses ailes exactement 820 millisecondes avant que son bec touche l'eau. Vous voyez le truc ? ! ! Et ils ne se plante jamais !
La nature m'impressionnera toujours...

Il y en a aussi une autre qui me fait délirer, c'est la larve de libellule anax (je crois). Elle vit dans l'eau avant de devenir libellule, et là, c'est un prédateur hyper dangereux. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais je dois dire que cet animal m'a bien fait rigoler...
Il faut dire qu'il se déplace par un système de propulsion hydrolique ultra perfectionné : il ouvre son anus et remplit la cavité d'eau. Ensuite, il referme ses sphyncters (ou ce qui lui en tient lieu) puis il pête l'eau qu'il a accumulée, et hop, ça avance. Je trouve ça excellent.
Mais c'est pas tout. Cet animal est un pro de la propulsion et il ne l'utilise pas uniquement pour avancer. En effet, sur la tronche, il a une sorte de masque portant deux pinces acérée. Mais c'est un masque mou. Eh bien, quand monsieur anax veut attaquer, il ouvre son anus, remplit la cavité d'eau (tout comme pour avancer) puis fait monter l'eau dans son corps et enfin la rejette, mais dans son masque cette fois-ci. Celui-ci se déploie alors et monte bien au-dessus de sa tête, d'un seul coup, transperçant la proie de ses pinces hydro-propulsées.
Quel savoir-faire ! Et le pire, c'est qu'on estime que les animaux ne sont pas intelligents, vu qu'il s'agit d'un savoir présent dans les gênes. Bon, alors disons que la nature est intelligente...

Bon, puis sinon, trois en vrac, comme ça, juste pour un détail marrant.
Vous avez déjà vu un singe extra-terrestre ? Et bien il existe un lémurien (nommé aÿ aÿ – sauf que je ne sais pas comment ça s'écrit) qui possède un doigt bien plus long et bien plus fin que les autres. C'est trop rigolo, ça fait assez visiteur... Bref, un doigt hyper spécialisé en plein de trucs, avec des récepteurs d'ondes et tout ça. C'est très impressionnant de le voir l'utiliser, en tout cas.
Il y a aussi le gecko, qui possède un truc unique dans la règne animal. Ce qui lui permet de rester la tête en bas pendant des heures sans manquer de sang là où il en a besoin (alors que moi, mon poirier, je ne le tiens pas bien longtemps avant de devenir rouge vif). Bref, quand il se met la tête en bas, tranquille, son système circulatoire s'inverse, tout se met à tourner à l'envers, et pas de soucis !J'ai encore moi-même du mal à le croire, tant ça me scotche !
Et pour finir, dans le même ordre d'idée, le crocodile, qui possède sur le coeur des clapets qui permettent de fermer la circulation sur certains axes routiers quand il est en plongée. Je précise un peu ma pensée : quand monsieur crocodile plonge (ou madame, pas de jaloux), les clapets se ferment, et le sang n'irrigue plus que le cerveau. Comme ça, ça économise de l'oxygène, on ne le donne qu'aux parties vitales, et on ne le gaspille pas dans les autres cellules du corps qui en ont moins besoin. Et du coup, monsieur (ou madame) peut rester longtemps sous l'eau... Délire, non ?

Pour d'autres découvertes de ce type, j'attends tous vos exemples. J'en ai d'ailleurs encore plein dans mon chapeau, mais je vais vous laisser saliver encore quelques temps avant de vous bassiner avec d'autres merveilles hallucinantes de notre belle mère nature...
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