Oscar et la dame rose
Par Marie Becker,
samedi 22 septembre 2007 à 17:07 :: Coups de coeur
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Thèmes : beaux-arts, culture(s), idéaux, littérature, psycho, religion, santé, théâtre
Une pièce de théâtre trop trop belle qui fait pleurer et bouger des choses à l'intérieur (enfin, chez moi, mais je pense ne pas être forcément seule au monde).
En fait, j'avais déjà lu le roman d'Éric-Emmanuel Schmitt dont je ne me lasse pas de faire la pub dans ce blog...
J'avais d'ailleurs déjà pleuré comme un madeleine (mais une fois de plus, c'est chose courante chez moi). Mais c'est surtout que le livre m'avait habitée un moment, et qu'il continue à battre en moi comme un cœur. Bref, quand j'ai vu que la pièce passait, je n'ai même pas hésité... Malgré une petite angoisse de "comment faire mieux que le roman ?".
Aucune déception. C'était sublime. Très simple, très dépouillé et très vrai. Il faut dire que la comédienne, Anny Duperey (qu'à ma grande honte je ne connaissais pas - mais je suis hyper nulle en théâtre, faut dire) possède un jeu d'une qualité rare. C'était très simple et, du coup, on y était. On était chaque personnage. On était l'hôpital et ses odeurs. On était la souffrance d'Oscar, sa révolte et ses bonheurs. Splendide !
Franchement, si vous êtes sur Paris, renseignez-vous, il passe pendant un petit moment, je suppose, vu que le théâtre Montparnasse annonce une cinquantaine de représentations à partir du 5 septembre...
Bref, ceci est une pub-copinage tout ce qu'il y a de plus officielle !
Maintenant, juste pour vous en dire un peu plus... De quoi ça cause-t-y ?
C'est l'histoire d'Oscar, un petit garçon hospitalisé pour cause de leucémie. L'histoire de ses révoltes, de ses joies, de ses rencontres, de ses disputes et de ses réconciliations. Quelques jours de sa vie, où il rencontre "Mamie Rose" qui l'aidera à passer une fin de vie riche et intense.
En fait, ça se présente sous forme de lettres que l'enfant écrit à Dieu. Donc il ne faut pas être allergique au côté religieux et spirituel. Mais, d'un autre côté, ça n'a rien d'oppressant, rien de "trop" religieux, rien de "convertissez-vous". Rien de pleurnichard non plus. C'est plus l'histoire d'une conversion spirituelle à une éthique de vie plus adaptée et moins douloureuse.
En fait, c'est assez amusant, parce que je lis en ce moment un bouquin de psycho sur l'estime de soi, de Christophe André, qui prône le même genre de philosophie, d'ailleurs très proche de celle des stoïciens.
En gros, acceptons ce que nous ne pouvons pas changer et changeons le reste. Transformons notre façon de percevoir les événements afin de nous rendre la vie plus douce et plus légère, plutôt que de gaspiller notre énergie dans des luttes qui n'en valent pas la peine (comme de râler contre des choses sur lesquelles nous n'avons de toute façon aucun pouvoir).
Bref, c'est très sain et très formateur, je trouve.
Mais bon, tout n'est pas là, et l'essentiel tient dans la poésie de la langue de Schmitt et dans le jeu d'Anny Duperey.
Voilà. Je n'en dirai pas plus. Mais j'espère vous avoir fait saliver...
Commentaires
1. Le mardi 25 septembre 2007 à 17:09, par Estelle
2. Le mardi 25 septembre 2007 à 22:56, par mariesg
3. Le mercredi 26 septembre 2007 à 15:30, par Estelle
4. Le lundi 1 octobre 2007 à 00:08, par mariesg
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