Tideland
Par Marie Becker,
mercredi 3 octobre 2007 à 22:52 :: Coups de coeur
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Thèmes : beaux-arts, bédé, cinéma, idéaux
Un film de Terry Gilliam.
Superbe et étonnant.
Tout d'abord, avant de commencer ma petite page de pub, j'adresse une immense merci à Manu Larcenet qui m'a fait découvrir ce film. Dans un de ses anciens blogs, il expliquait qu'il venait de le voir et que c'était une petite merveille. La critique qui s'ensuivait était tellement extraordinaire que j'ai aussi sec commandé le DVD. Voilà ce que j'aime chez Larcenet... Il sait de quoi il parle, donc on se fait une image tout à fait claire de ce qu'il cherche à nous dire. Et en plus, quand il est élogieux, il ne se perd pas dans des ramassis de niaiseries. Il dit juste l'essentiel, il parle vrai, et c'est là le plus beau compliment qu'on puisse faire à un film (ou une bédé ou toute autre œuvre d'art).
Alors, tout ça, dit avec mes mots à moi... Ca aura moins d'éclat, mais bon, si au moins ça peut vous donner envie d'aller voir le film...
En gros l'histoire : une petite fille qui vit avec son père déjanté et drogué. L'installation dans un coin de campagne paumé et loin de tout. Les rencontres entre des êtres tous plus bizarres les uns que les autres. De petites anecdotes qui s'enchevêtrent et se succèdent sans réelle explication. La fragilité des hommes. Cette petite fille qui s'invente une vie et des plaisirs. Pas vraiment d'histoire, en fait.
Mais une lumière splendide, de ces jaunes orangés d'après l'orage ou de la fin d'après-midi automnale. Des cadrages exceptionnellement bien pensés, toujours parfaits et étonnants. Des images superbes. Vraiment une qualité filmique incroyable tant sur le plan technique que dans sa sensibilité. Il n'y a absolument rien à redire, pas une fausse note. Rien que cette perfection qui met un peu mal à l'aise. Le contraste saisissant entre l'étrangeté un peu malsaine de ce qui nous est montré et la beauté intemporelle avec laquelle c'est mis en valeur.
Bon, beaucoup de grands mots, mais voilà, c'est ça que je ressens en voyant de film. Une étrangeté d'ailleurs et de différent.
Et vraiment, ce n'est pas l'intrigue (quasi inexistante) qui fait la valeur de ce film, mais c'est le côté envoûtant de la beauté de cet étrange Tideland.
Etonnamment, ça m'a fait penser au labyrinthe de Pan. Je dis étonnamment, parce que je n'ai pas aimé ce film (Pan). Et pourtant, je suis persuadée que c'est un grand film, et j'aimerais le revoir. C'est bizarre quand on n'a pas aimé un film, d'être sûr qu'il est bon et de vouloir le revoir. Mais bon, c'est comme ça. Et Tideland que je vénère désormais m'a fait penser à cet autre film que je n'ai pas aimé...
Oui, il y a dans Tideland et dans le labyrinthe de Pan ce même genre de beauté irréelle de l'image, et le contraste entre cette beauté et les horreurs qu'elle montre. Enfin, "horreurs" n'est sans doute pas le terme le plus approprié en ce qui concerne Tideland. Mais malgré tout, il y a quand même quelque chose de cet ordre là.
Je suppose aussi que le fait que le rôle principal soit joué (dans les deux films) par une enfant (pas la même) a aussi un rôle important dans la comparaison que je fais entre les deux films. Ces gamines sont sciantes. Elles jouent tellement juste... Et leurs personnages sont tellement proches dans leur mélange permanent entre le réel et le rêve, le possible et le magique, le courage et l'inconscience...
Bref, je vais essayer de ne pas m'égarer plus avant dans cette comparaison qui perd queue et tête...
Je tenais juste à vous dire que c'est un beau film, qu'il mérite qu'on lui consacre un peu de temps, et qu'il est disponible chez moi pour ceux que ça intéresse, comme toujours.
Voili. Beau voyage à tous ! 
Commentaires
1. Le lundi 22 octobre 2007 à 15:36, par dunja
2. Le jeudi 1 novembre 2007 à 22:24, par mariesg
3. Le vendredi 16 novembre 2007 à 13:32, par dunja
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