Bon, je crois que je vous dois des excuses pour ce long silence d'un mois et demi (on ne peut pas toujours tenir ses bonnes résolutions, désolée...).
Pourtant, vous ne pouvez pas imaginer à quel point j'ai pensé à vous. Vous me manquez, j'ai envie de vous parler de plein de choses, et je n'arrive pas à en prendre le temps, c'est honteux ! Ça mérite une peine exemplaire (votre défidélisation ?).
Enfin, je vais essayer de me rattraper (arf !). Je tiens juste à vous préciser une chose (que vous avez d'ailleurs peut-être déjà remarquée si vous êtes attentifs à l'évolution de ce blog) : vu la dépression politico-sociale qui s'abat sur moi chaque matin que Dieu fait, j'essayerai de moins nourrir mes rubriques politico-sociales à partir de désormais. Je trouve ce monde si cynique et si violent envers les plus fragiles que mêmes les satires amusantes me font mal au cœur. J'espère que ça changera et que vous aurez le plaisir de me retrouver râleuse comme vous m'aimez, mais là, j'avoue que je ne peux pas. Conclusion : dans la mesure où j'aurai le courage de prendre la plume de mon clavier, vous pourrez me lire dans des rubriques coups de cœur hallucinants pour rêver, rire ou contempler.
Et voici, dès aujourd'hui, un vrai carnaval de découvertes poissonneuses (en avril, ça s'imposait, non ?).

Characin sauvage

De la famille des characiformes, ce petit poisson m'agace parce que je ne trouve pas d'informations pertinentes sur lui en surfant... Mais bon, j'ai vu il y a de cela quelques temps (un ou deux ou même trois ou quatre mois) un documentaire animalier sur les régions amazoniennes, et j'avais été stupéfiée par ce que fait ce petit poisson ingénieux ! Je m'en va donc de ce pas vous narroie ses exploits...
Imaginez le fleuve Amazone et la faune qui l'emplit en périodes d'eaux hautes... Comment un petit poisson comme le characin pourrait-il s'assurer que nul prédateur ne va attenter à la vie de ses petits, surtout avant leur naissance ? Vous ne voyez pas ?
Facile, pourtant : il suffit de pondre hors de l'eau !
Bon, jusque là, rien de très exotique. A première vue du moins. Parce qu'en fait, ce roublard de characin pond ses œufs... en hauteur ! Il choisit un coin d'eau à l'ombre d'un arbre et repère une large feuille à un ou deux mètres au-dessus de l'eau. Et là, prenant son élan, il saute (ne me demandez pas comment il s'y prend, c'est magique !) et, à chacun de ses bonds, dépose délicatement deux ou trois œufs sur la feuille d'arbre. Comme il doit pondre plusieurs dizaine d'œufs à chaque saison de reproduction, vous imaginez ses records athlétiques !... Mais bon, cela ne suffit point. Car il fait fort chaud dans cette région amazonienne, et les œufs risquent de cuire au soleil si l'on n'en prend soin !
Voici donc notre petit characin qui donne de violents coups de queue à la surface de l'eau, créant d'immenses giclures d'eau qui montent à deux mètres arroser sa progéniture pour qu'elle reste au frais. Je suppose que ses voisins le prennent pour un dingue, je ne sais pas comment les oiseaux n'ont pas encore pigé qu'il y avait là un bon plan garde-manger, mais toujours est-il que ça marche et qu'au bout de 48 heures (heureusement pour lui que ça ne prend pas neuf mois !!!), les œufs éclosent et les petiots peuvent rejoindre la vie fluviale - où ils risquent de se faire dévorer, certes, mais ils ont déjà passé une étape fatale à bien d'autres !
Hallucinant, non ?

Un autre poisson amazonien

Que j'ai vu dans le même documentaire mais dont j'ai oublié de noter le nom, idiote que je suis... Si quelqu'un, à ma description extraordinairement claire et scientifique, reconnaît la bestiole et peut m'en donner le nom, il gagnera ma considération distinguée et peut-être un cadeau surprise si je suis d'humeur (et si j'ai une bonne idée d'ici là).
Celui-là (de poisson) est plus gros que le characin. Et son côté hallucinatoire vient aussi du comportement particulier qu'il entretient avec sa progéniture. Je vous explique (je trouve ça amusant).
Il s'agit là d'une espèce où, comme souvent dans le monde animal, le mâle est plus coloré que la femelle. Cela dit et étonnamment pour un mâle, à la saison des amours, il ternit et devient grisâtre assez invisible et inintéressant. L'une des raisons, c'est que c'est lui qui va couver les œufs pondus par sa femme. Bon, ça, pour le principe, ça me plaît bien. Ce reniement de soi et de son côté people pour assurer le développement de l'espèce tout en permettant à sa femme de s'éclater, je trouve ça cool... Mais bon, en fait, le truc vraiment hallucinant vient après l'éclosion. Parce que, savez-vous ce qui ternit la peau de ce beau gosse ? C'est qu'il se couvre d'une substance ultra-protéinée qui servira de nourriture à ses petits dans les premiers jours de leur vie. En gros, après la naissance, ils se collent à papa et le lèchent, le mordillent, lui mangent littéralement la peau...
C'est pas délirant, ce truc ? Perso, ce qui m'amuse le plus, c'est d'imaginer tous les jeunes pères que je connais couverts de bouillie pour nourrir leur bébé. Hum !...

Le poisson dragon

Alors là, on change de domaine, puisqu'il s'agit d'un poisson des abysses ressemblant peut-être vaguement à ça. Pas très très joli, en somme...
Pour ceux qui ne le savent pas, dans les abysses (profondeurs insondables des océans), la lumière du soleil ne pénètre pas. Tout est donc plongé dans une sorte d'ambiance surréelle due aux émissions lumineuses des créatures elles-mêmes : elles s'allument dans des tonalités bleues et vertes. Ce sont les seules couleurs que les poissons des abysses sont à même de voir - et d'émettre.
La seule ? Non, car le dragon des abysses est un être à part qui a su profiter d'un talent extraordinaire : il sait s'allumer en rouge ! Tadam !!!
Ça, c'est un méga bon plan, parce qu'il s'allume d'une couleur que personne ne perçoit, donc nul ne le voit. Et en plus, ça lui permet d'éclairer son environnement et de super bien voir les autres. Quel roublard, celui-là !
Bon, je trouve ça moins fascinant ou étrange que les deux précédents, mais en même temps, il y a là une inventivité et une créativité de la nature qui me scient toujours...
En tout cas, merci à Merveilles du monde, le chocolat pédagogique, pour ces détails sur les poissons des abysses... (rubrique que je continue dans la partie suivante).

Le grandgousier

Alors, celui-là, il vaut le détour, je peux vous le dire ! Il ne fait rien de particulier, en fait, à part qu'il peut descendre jusqu'à 2 000 mètres sous le niveau de la mer. C'est juste que je n'ai jamais vu un animal aussi laid. C'est vraiment abominable comme bête, on dirait une vieille capote à grosse tête ! (ragoûtant, comme idée, non ?).
Bref, je l'ai trouvé tellement affreux que j'ai estimé qu'il méritait de figurer dans ce panel poissonneux...
Allez, je fais un truc interdit pour que vous ayez une idée de ce à quoi ressemble ce monstre : je pique l'image du chocolat alors que je n'ai pas les droits d'auteur, ouh, que c'est mal (mais c'est pour la bonne cause : parfaire votre éducation). Mais bref, le voici, le voilà !!! Vous allez l'adorer !!!


Pas mal, non ?
Toujours est-il que ce machin m'a fait réfléchir. Il existe très probablement des tas d'animaux affreux (à commencer par tous les oisillons, hirsutes et glabres à la fois) et ça doit être plutôt amusant de les recenser... Donc je lance le grand concours du plus affreux des poissons, avec en premier prix une bouteille de champagne, ainsi que le concours du plus horrible des animaux, avec en premier prix une autre bouteille de champagne. Ceux qui me connaissent savent que je tiens mes engagements et nombreux sont ceux qui ont pu goûter à mon champagne. Donc, lâchez-vous ! Envoyez-moi vos photos par mail (dans la rubrique contact du blog ou bien vos liens internet soit par mail soit en commentaire de ce billet. Et allez, qu'on rigole tous ensemble ! (même si c'est vil et mesquin de se moquer de ces pauvres bêtes...).

Allez, je vous laisse pour aujourd'hui. Je lis partout que pour fidéliser ses lecteurs, il vaut mieux écrire peu mais régulièrement que beaucoup une fois de temps en temps, vous voyez que j'ai tout compris ! ;)
C'est pas grave, c'est comme ça que je suis !