Et comme l'indique le titre, ça ne va pas être très structuré - honte à moi !... (Mais bon, au final, j'assume, c'est ça qui me ressemble... Et puis, plus c'est plein de trucs sans rapports les uns avec les autres, plus ça devrait inciter aux commentaires au lieu de laisser sur la touche ceux qui ne connaissent pas "le" sujet abordé, comme c'est le cas parfois dans mes immenses billets portant sur un tout petit détail inconnu du grand public - et souvent de moi-même quelques jours avant de me pencher sur la question un peu par hasard...). (Ah, j'adore ces parenthèses qui n'en finissent pas... Je retrouve le plaisir de vous écrire et de vous passionner par mes délires exaltés !...).

Loin, très loin de nous...

Ces temps-ci, avec les soldes, on entend beaucoup parler du pouvoir d'achat des Français : il a baissé, il y a de l'inflation, les commerçants sont déçus... Bon, même si mon salaire n'a pas augmenté en même temps que l'inflation, je dois dire que ce n'est pas de ma faute si le chiffre d'affaire des commerçants baisse : je continue à acheter autant de conneries qu'avant (bédés, livres, chocolat...) et j'ai même trouvé une façon encore plus sympa de dépenser mes sous : acheter des choses pour ma future fille, le délire ! Oui, c'est un de mes paradoxes : je suis contre la société de consommation, mais j'adore dépenser... Il va falloir que je me soigne...
Bref, ce n'est pas de moi que je voulais parler, mais de ce discours si négatif sur l'économie française... Je ne suis pas économiste, on pourrait sans doute entamer un discours keynésien pro-relance économique via l'inflation et la hausse des taux d'intérêt, ou dire le contraire... Je ne sais pas trop, le monde a changé et s'est monstrueusement complexifié...
Mais juste, on parle ici d'environ 3 % d'inflation. C'est sûr que pour ceux qui sont au RMi ou au SMIC, ça crée des difficultés supplémentaires. Pour ceux qui ont un bon salaire, il s'agit surtout de frustration, mais on ne peut pas parler de privations (et puis, si ça permettait que les gens polluent moins, co-voiturent un peu plus ou utilisent les transports en commun plutôt que de continuer à rouler un par un dans leurs gros 4x4...).
En fait, je voulais vous appeler à relativiser et à ouvrir les yeux sur ce qui se passe ailleurs. Je sais bien que pleurer sur la misère du monde n'a jamais fait avancer les choses. Mais être capable de ne pas s'enfermer dans la morosité ambiante et se rendre compte qu'on a malgré tout de la chance, ça peut aider à vivre mieux...
Donc, tournez les yeux vers le Zimbabwe, ce pays lointain d'Afrique australe... Là bas, ils viennent de sortir un nouveau billet, d'une valeur de cinq milliards de dollars zimbabwéens... De quoi rire ? Je ne crois pas, parce qu'avec ce billet, ils peuvent à peine s'acheter une boisson gazeuse. Chez eux, l'inflation est de 2 000 000 % ! (Deux millions, vous avez bien lu ! ! !).
On sait qu'il s'agit d'une dictature, que la situation est triste et dure là-bas... Les touristes viennent contempler les Chutes Victoria, fabuleusement belles, et l'argent ne revient pas au petit peuple qui a à peine de quoi survivre... Lorsque nous sommes allés là-bas, il y a de ça déjà cinq ans et demi, j'avais été frappée par l'ambiance... Il y avait cette beauté stupéfiante de la nature, les animaux sauvages, l'eau en abondance à côté de lieux si secs et poussiéreux que ça avait un côté surnaturel... Et à côté de ces enchantements, la situation sociale du pays... On nous avait bien dit de ne surtout pas critiquer le pays ouvertement, qu'il y avait des espions partout, qu'on risquait de finir en prison. Déjà, ça refroidit un peu. On voyait aussi ces hordes de personnes s'approcher de nous pour nous vendre n'importe quoi n'importe où, et qui fuyaient dès qu'apparaissait un policier à bicyclette. On ne perturbe pas impunément un touriste riche, au Zimbabwe. Et puis ce taux de change incroyable : on pouvait échanger nos dollars ou nos euros contre des dollars zimbabwéens, mais pas les dollars zimbabwéens contre d'autres devises. Un taux de change pas très intéressant, mais au marché noir, c'était plus de cent fois plus avantageux. Au marché, on pouvait marchander tant qu'on voulait si on payait en devises, jamais si on choisissait d'acheter en dollars zimbabwéens. Il faut dire que, pour quitter le pays, il faut payer une commission de l'ordre de trente dollars américains. Alors la devise est précieuse... Ce qui m'a le plus marquée, sur ce taux de change, c'est l'hôtel. Si on payait notre note en carte bleue plutôt qu'en dollars zimbabwéens, on avait une réduction de l'ordre de 70 %...
Bref, en un mot comme en cent, la situation était déjà passablement précaire.
Mais, là, je dois dire qu'entendre ces chiffres hallucinants, ça me rappelle une période peu glorieuse de l'histoire européenne, où les Allemands allaient faire leurs courses en poussant des brouettes remplies de billets dévalués avec lesquels ils ne pouvaient rien acheter. Et j'avoue que ça me fait un peu peur... Bien sûr il y a une prise de conscience de la communauté internationale (il était temps ! On aurait dit qu'ils découvraient Mugabe cette année avec les élections présidentielles truquées, j'hallucine !), on essaye de trouver des solutions pour sortir le pays de la crise... Mais bon, on sait très bien aussi que dans les crises extrêmes comme celle-ci, la guerre n'est jamais loin.
Alors je croise les doigts pour que, de mémoire d'Homme, le Zimbabwe demeure terre de beauté et non terre de dévastation...

Pendant ce temps-là, non loin d'ici

Je suis toujours étonnée devant ces vieilles traditions anglaises hors de l'espace et du temps...
Il y a à peine quelques jours se terminait le recensement des cygnes de sa Majesté sur la Tamise. Aucun souci à se faire, Majesté, vos cygnes vont bien. Ils ont été comptés, observés, vérifiés... Leurs plumes sont longues et soyeuses, leur santé fait plaisir à voir ! Ne vous inquiétez donc pas, le monde peut tourner...
Je n'ajoute rien, je suis simplement sciée par cet anachronisme britannique. Tout en sachant que la nature est importante, qu'il faut la préserver, qu'il faut vérifier l'état des différentes espèces... Mais c'est peut-être la publicité qui est faite autour de cet événement, la façon dont c'est mis en place, pour sa Majesté et non pour les cygnes eux-mêmes...
Enfin, tout a l'air d'aller pour le mieux dans le meilleur des mondes !

Et l'amour dans tout ça ?

On peut se le demander quand on parle de guerre, de commerce, de famines, de traditions séculaires et de politique...
Eh bien, à ma grande stupeur, j'ai entendu parler d'une enquête sociologique portant sur l'amour virtuel. Je vous livre le résultat de ces recherches passionnantes : 43% des Français pensent qu'en 2 055, on pourra tomber réellement amoureux d'un personnage virtuel. Chez les jeunes, ce pourcentage monte même à 65%...
Alors, que cela puisse se faire, cela ne m'étonne guère : les relations par internet se font dans une certaine opacité, on s'invente un personnage, celui d'en face aussi, on n'est plus vraiment soi-même dans la mesure où on n'est plus un être de chair... Mais là, il s'agit encore de personnes réelles même si leur rencontre est virtuelle. Tomber amoureux d'un personnage virtuel, c'est tomber amoureux d'autre chose que d'un être humain même déguisé. C'est le robot doté d'intelligence artificielle... Je trouve ça assez angoissant, à vrai dire.
Mais le pire, c'est l'analyse qu'en faisait celui qui a mené l'enquête. Il trouvait cela vraiment merveilleux, dans la mesure où cela permettrait de revenir à une sorte de période de l'amour courtois, où on séduit sa belle sans vraiment la connaître ou l'avoir même rencontrée. Et le top des top de ses arguments, je vous le livre tel quel : cela permettra enfin au taux de divorce de baisser ! Certes... L'argument est effectivement irréfutable. J'ajouterais (sans mauvais esprit) que la fécondité pourra chuter, ainsi que les taux de transmission des maladies puisque chacun restera chez soi...
Ah, puis d'ailleurs, si on pouvait faire que les êtres virtuels tombent amoureux entre eux, on gagnerait un peu de temps : nous, humains, ne serions plus obligés de nous concentrer sur ces fadaises sentimentales, et enfin nous pourrions travailler à plein régime. Ou mieux : les personnages virtuels travailleraient à notre place et l'humanité pourrait disparaître sans un bruit, enfin inutile...
Euh, oups, je me suis un peu laissée entraîner... Mais ça me désole de penser qu'on puisse trouver ça cool de tomber amoureux d'un être virtuel. Qu'on constate que c'est possible, d'accord. Mais qu'on trouve ça chouette !... Ça me dépasse. Moi, je trouve ça tout simplement triste et regrettable qu'on puisse se réjouir de voir que l'Homme devient de plus en plus associable et entretienne de plus en plus de relations virtuelles. La preuve que le monde fait peur et qu'on n'ose plus s'y confronter ?
Pour moi, être humain, c'est justement être en prise directe avec le monde et pouvoir agir sur ce monde ! Le monde virtuel doit être un outil qui nous y aide, pas un but en soi.

Bref, voilà, vous avez sous les yeux quelques fruits de quelques unes des réflexions que l'actualité a déclenchées en moi...
Commentez et ajoutez vos découvertes personnelles, pour enrichir un peu ce billet fort court (ah ah ah, quel humour !).
Et puis bon été, aussi... :)