Depuis la naissance de ma fille, je ne sors plus beaucoup et je n'écris plus tellement dans ce blog (chance pour vous : les billets vont être plus espacés et plus courts... Vous pourrez enfin les lire et trouver le temps de les commenter ! Merveilleux, non ?). Du coup, tout ce qui me sort des couches et des tétées est sujet d'étonnement pour moi.

Ou d'écœurement, parfois...
Hier, dans le bus, j'entendais deux hommes discuter. Enfin, l'un d'entre eux, approchant les 70-80 ans, parlait à un "plus jeune" (50-60 ans) qui n'avait pas l'air tout à fait d'accord mais se gardait bien d'intervenir...
Bref, le vieux commentait le sujet de la surpopulation mondiale. Il faut l'avoir entendu pour y croire. En avant-première, je vous livre sa solution pour régler le problème : tuer ceux qui sont en trop ! Je ne rigole pas, il était sérieux comme un pape et développait sa théorie dans le détail...
Donc, ceux qu'il faudrait éliminer, en vrac : les inadaptés sociaux (SDF et compagnie), les malades (de toute façon, ils vont mourir), les "branques" (ce sont ses termes), les "dégénérés de la haute" (idem), peut-être d'autres, mais alors je n'ai pas entendu...
Ben dis donc, ça calme, d'entendre ça... Je veux dire, ce n'est pas comme si cette théorie venait d'un petit con qui ne connaît rien à la vie. Ce gars-là, il a vécu, il sait ce que c'est l'épuration ethnique, il sait aussi qu'on a supprimé les personnes handicapées, aliénées ou "malades", comme il dit... Bref, quand il parle, il ne peut pas oublier toutes les horreurs qui ont été commises en 40 !
Je suis horrifiée qu'on puisse tenir ce genre de discours, surtout de façon sérieuse.
Bref, no comment !

Allez, histoire de finir sur une note plus positive...
Alors que, quand j'étais enceinte, personne ne me laissait sa place dans les transports, maintenant que je porte mon bébé sur le ventre, tout le monde se bat pour moi. En deux trajets, trois personnes se sont levées pour moi, deux ont ramassé mon sac pour que je ne me baisse pas et une autre m'a tenue par le bras pour m'aider à avancer dans le métro qui redémarrait.
Comme quoi, rien de tel qu'un enfant pour rendre les gens meilleurs !

Conclusion : faites des bébés ! Y'a que ça de vrai pour sauver le monde !...