Tu me manques, Paul Verrept, éditions Pastel de l'Ecole des Loisirs, 10,50 €

Annie était la meilleure amie de l'enfant qui raconte l'histoire. Mais un jour, elle a déménagé. L'enfant fait alors l'expérience de la tristesse et du manque. Est-ce que l'absence de son amie signifie qu'il ne la reverra jamais ? Vivre loin de son amie, est-ce la même chose que de vivre sans sa grand-mère qui est morte ?
Avec des images simples, l'auteur met des mots sur les sentiments qui peuvent habiter les enfants. Cela permet d'expliquer et surtout d'exprimer avec délicatesse ce manque de l'absence, ce manque de la mort.
Un album très doux destiné aux tout petits.

La caresse du papillon, Christian Voltz, éditions du Rouergue, 11 €

Un garçon et son père font du jardinage quand tout à coup le petit demande : « Dis, Papapa, elle est où, Mamama ? ». C'est alors l'occasion pour le père d'évoquer la mort : se retrouve-t-on sous terre ou dans le ciel ? Ou bien, plus simplement, Mamama est-elle juste là, près de ceux qu'elle a aimés de son vivant, les encourageant et les regardant toujours avec amour ?
Christian Voltz aborde ici le thème de la mort avec beaucoup d'humour et de poésie. Des questions sont posées, des sentiments révélés, mais le lecteur a toujours la liberté de se faire son opinion, d'imaginer ou de rêver avec les personnages.
Un livre très touchant.

Au revoir Blaireau, Susan Varley, éditions Folio Benjamin, 5,50 €

Blaireau, très âgé, vient de mourir. Ses amis sont tristes et un peu perdus sans celui qui était toujours de bon conseil pour eux. Mais un jour, l'un d'entre eux raconte aux autres comment Blaireau lui a appris à faire de belles guirlandes en papier. Puis c'est au tour d'un autre de se souvenir. Et c'est ainsi que, peu à peu, chacun prend conscience de ce que Blaireau lui a légué. Parler de cet ancien ami, c'est le faire revivre dans la communauté.
Dans cet album, Susan Varley aborde la question de l'héritage spirituel qui fait que l'absent demeure présent après son départ. On n'occulte pas le chagrin de la mort mais on apprend à le surmonter et à vivre avec. Pas de faux-semblants, pas d'inventions, pas de morale, pas de religion non plus. Ce conte est très sage et fortement ancré dans une expérience vraie de la mort. À lire et à relire pour apprendre à faire son deuil...